Quand la fatigue s’installe… 3 antidotes pour rester motivé
motivation livres

Si la fatigue était un animal mythologique, elle aurait le corps d’un paresseux, le regard d’un formateur SNCF en retard, et un mégaphone intérieur hurlant : Repos obligatoire ! Sans négociation possible !. Le genre de créature qui vous suit partout, mais sans jamais faire plus de trois pas à la minute.

On idolâtre souvent la motivation, comme si c’était une sorte d’encyclopédie sacrée que l’on consulterait au réveil. Page 42 : motivation niveau 10, productivité héroïque, accomplissement de soi avec option réussite sociale. Évidemment, la vie n’a jamais livré ce manuel. À la place, on a reçu une version démo, rédigée à la main par notre cerveau un soir d’orage mental.

J’avoue, j’ai longtemps cru que la motivation se mesure en énergie. Qu’il existe une jauge, quelque part entre la rate et le chargeur de téléphone, qui alimente le mental. Grave erreur. La motivation n’est pas énergétique, elle est identitaire. Ce n’est pas une pile, c’est une promesse persistante qui s’accroche comme une tâche ClickUp qu’on a oublié de supprimer.

La fatigue, elle, n’a pas besoin de promesses. Elle n’a même pas besoin d’énergie. Elle fonctionne sur l’inertie et sur la capacité très humaine à se surprendre soi-même : “Je vais bien, je peux continuer, c’est juste un bouchon sur l’autoroute de mes mitochondries.” Alors que non, en réalité, on vient d’entrer dans un tunnel sans réseau, sans GPS, et où la musique Spotify du cerveau ne charge plus.

Les jours où je suis épuisé, je deviens un mauvais influenceur pour ma propre vie. Je vends des rêves à mon mental qui ne peut plus les acheter. Je tente l’optimisation de sommeil en 3 étapes alors que je n’ai même pas l’énergie d’en suivre une. Bref, je suis humain 1.0, comme tout le monde.

Et pourtant, je reste motivé. Non pas parce que je suis fort, mais parce que j’ai trouvé des antidotes instantanés aux idées qui parasitage complet de la machine mentale. Et ces antidotes ne sont pas des slogans, mais des expériences qui me rappellent le réel : marcher en montagne, me perdre volontairement dans un magasin ou disparaître dans un livre motivant.

Trois choix simples, sauvages, et étonnamment efficaces. La preuve, j’écris cet article aujourd’hui, légèrement fatigué certes, avec le moteur de motivation qui tourne comme un diesel en hiver, mais qui… tourne quand même.

La montagne : mon chargeur solaire version roche et vent frais

motivation montagne

Je suis né en Deux-Sèvres, une région où l’on apprend avant même de savoir marcher ne se combat pas, il se négocie avec des semelles adaptées. Alors fatalement, quand la fatigue me terrasse, je retourne là où tout avait commencé : dehors. Mais pas dehors version balcon. Dehors version pente à 14 % et moral à 87 % dès qu’on dépasse les 800 mètres.

La première fois que j’ai compris le pouvoir thérapeutique de la montagne sur ma motivation, je n’étais pas dans un moment d’alignement mystique. Non, j’étais juste dans un matin où mon cerveau avait décidé d’être un vieux modem qui fait le bruit d’un fax international quand on lui demande une tâche simple.

Catherine, ma femme, regardait ce spectacle intérieur avec un calme stratégique, le même qu’un technicien qui a vu 4000 bugs similaires et qui sait que ça va se résoudre si on ne panique pas. Elle, elle ne panique pas. Elle me connaît.

Elle a juste dit, très naturellement : L’air ne viendra pas à toi, donc tu iras à l’air. Ce qui, traduit pour un cerveau fatigué, signifie : Lève-toi, héros ronchon, tu vas marcher, et tu diras merci après.

Je suis parti à reculons, comme un entrepreneur qui a oublié qu’il aimait entreprendre. Les 10 premières minutes, la fatigue était toujours là, fièrement accrochée sur mon dos moral, en mode koala émotionnel. Et puis j’ai continué à marcher. Parce que là-haut, tout est simple : vous avancez ou vous ne montez pas. Aucun onglet inutile. Aucun doute optionnel. Que de la gravité. Que du réel. Une pression simple, nette, dépourvue de pervers narcissique mental.

À mesure que je grimpais, il se passait un truc fascinant : au lieu de chercher de l’énergie, j’arrêtais de la fuir. La montagne n’injecte pas de motivation, elle décroche les sangsues intérieures qui vous la volent. Et tout à coup, je me suis surpris à penser à mes projets avec plaisir. Pas le plaisir je vais tout faire aujourd’hui, mais celui, plus humble, plus durable, plus vivant : On va continuer. On va essayer. Et ça sera déjà une victoire.

L’altitude fait quelque chose à l’esprit : elle réduit le bruit mental. Les problèmes rapetissent. La vision s’élargit. Et tout devient plus beau. Même mon souffle, qui faisait un bruit de locomotive à vapeur zen, devenait poétique.

Les sentiers deviennent alors des idées filantes. Le rythme de marche devient une MAJ naturelle du mental. Là où dans la vallée mes doutes auraient pris toute la bande passante, là-haut, ils perdaient assez d’oxygène pour se taire.

Et puis, la montagne offre un truc merveilleux : la fierté non linéaire. On n’est pas fier parce qu’on a été parfait, mais parce qu’on a été présent malgré tout. C’est puissant. C’est humain. C’est humble. Et ça marche.

En descendant, souvent, Catherine me demande si j’ai trouvé des idées. Je réponds en hochant la tête comme si je revenais d’un stage de méditation tibétaine de 12 ans. Elle sait que c’était juste une randonnée, mais moi, je sais que ça m’a sauvé.

Méditation bruyante, cartes bleues et caddies philosophes

motivation courses

Alors oui, après les sommets, direction le magasin. Pas parce qu’il y a un Graal motivationnel dans l’allée des ampoules LED, mais parce que j’ai compris un truc : la motivation a besoin d’un minimum d’élan corporel. Le corps influence toujours l’esprit. Ce sont deux applications couplées. Si l’une freeze, l’autre lag. Et pousser un chariot dans un magasin bruyant, c’est ma manière à moi de redonner un peu de RAM à ma motivation.

J’entre dans un magasin comme d’autres entrent dans un spa. Sauf qu’au lieu de musique zen et d’aromathérapie, on a Jacques Dutronc remixé par la promo, un acheté = un offert et un éclairage blanc nucléaire qui pourrait rendre optimiste même une plante en grève.

Le chariot de courses est mon préféré. J’adore un bon chariot qui couine. Parce qu’il illustre parfaitement mon état mental : pas neuf, pas silencieux, mais en mouvement. Et parfois le mouvement suffit à rappeler au cerveau qu’il a encore un avenir.

Certains me trouvent étrange, à errer dans les rayons sans acheter grand-chose. Moi, je m’entraîne à la motivation par friction sociale contrôlée.

Le magasin a un pouvoir curieux : il coupe l’inertie mentale. La fatigue adore les lits, les immobilités stratégiques, les excuses sédentaires. Le magasin adore l’élan. Même artificiel. Même bruyant. Même inutile au début. Il réclame du mouvement. Il impose des choix. Et même si je choisis de ne rien acheter, eh bien, j’ai choisi. Et choisir, c’est déjà quitter le mode OFF.

Une fois, je me souviens, j’ai passé 39 minutes à comparer des thermos comme si ma vie dépendait de garder mon café chaud au sommet d’un pic qui n’existe pas. Mon cerveau stressé voulait croire qu’il était productif. Le mental adore faire semblant d’agir pour ne pas vraiment agir. J’ai inventé le concept de la pseudo-performance commerciale. C’était magnifique. Et parfaitement inutile. Mais j’ai ri. Et rire de soi, c’est déjà reprendre le contrôle du cockpit intérieur.

Je repars souvent avec un sourire discret, le même que celui d’un moine consommateur anonyme. Le magasin ne résout rien, mais il remet tout en route. Un peu. C’est suffisant.

Les livres : batteries externes pour cerveau en PLS

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Et puis il y a les livres. Ah, les livres. Ces amis silencieux qui ne vous envoient pas cinquante vocales WhatsApp quand ils savent que vous êtes fatigué.

Parmi eux, La science de l’enrichissement. Un livre qui ne parle pas juste d’être riche. Mais d’être riche dans son mental avant de l’être dans son portefeuille. Ce qui, personnellement, m’a rendu riche en idées et… pauvre en sommeil, mais ça ne lui retire rien à sa magie.

J’ai lu ce livre pour la première fois dans un état moral discutable, un soir où ma lampe de bureau faisait plus de lumière que mes neurones. Et je me souviens, je me suis senti compris. Comme si l’auteur m’avait murmuré : tu n’es pas en panne. Tu es en pause. Mais tu peux repartir si tu changes l’histoire que tu te racontes.

Les livres font ce job merveilleux : ils ne donnent pas d’énergie, ils déplacent l’histoire mentale. Ils vous rappellent votre version “motivée”, comme si vous retrouviez un ancien backup de votre cerveau en format papier relié.

Un bon livre me reconnecte. Pas à la performance. Au sens. À l’essentiel. À cette phrase-clé : Continue. Doucement. Mais continue.

 Discipline + humour : le duo improbable qui me sauve la mise

On s’imagine souvent la discipline comme une armée et l’humour comme un clown flottant à côté. Dans la réalité, ce sont deux forces qui se tiennent la main.

La discipline dit : “On va le faire, même si on n’a pas envie.”
L’humour dit : “Ok, mais dans ce cas-là on met la musique.”

Ensemble, ils battent la fatigue par KO technique non brutal. Parce que se prendre trop au sérieux quand on est épuisé, c’est signer un autographe à la fatigue et la rendre VIP dans notre vie intérieure.

J’ai appris à avancer en riant un peu du spectacle. Parce que je sais qu’un cerveau épuisé dramatise tout. Un cerveau amusé, lui… relativise assez pour continuer.

Catherine, coach spontanée et GPS émotionnel non désactivable.

Je ne peux pas parler motivation sans parler de Catherine. Si mon cerveau était un GPS hors-ligne, elle serait le satellite personnel qui dit :  Je te vois. Tourne à gauche à la prochaine montagne, et respire un bon coup.

Elle n’a jamais signé pour être coach mental, mais la vie l’a abonnée au rôle d’aiguille de boussole spontanée. Elle ne me donne jamais d’ordres. Elle pose des évidences.  Tu t’es bougé aujourd’hui ? Tu t’es nourri l’esprit ou tu t’es juste nourri de culpabilité ? Les questions simples qui désarment tous les arguments fumeux de la fatigue.

Elle a cette manière merveilleuse de me rappeler le réel sans jugement : Même une machine ne tourne pas sans recharge. Donc va recharger, mon chamois fatigué.

Fatigué peut-être, mais débranché jamais

Au final, je reste motivé parce que je ne confonds plus énergie et motivation. L’énergie est un carburant. La motivation est un cap. J’accepte que le moteur toussote, tant qu’il va vers un sommet.

La fatigue s’installe, oui.
Mais comme tout bon squatteur mental, elle ne paie jamais le loyer très longtemps si vous déplacez le décor.

Je marche. Je lis. Je bouge. Je change d’espace.
Et surtout : je continue sans me punir d’être fatigué.

Parce que la motivation n’est pas l’absence de fatigue…
c’est la décision renouvelée de continuer malgré elle, ailleurs, autrement, doucement, mais sûrement.

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